ÉCOLE & TERRITOIRE

Association Nationale pour la Promotion de l'Ecole Rurale

 PRÉSENTATION

Cette association a pour objet de regrouper Parents d'Élèves, Élus, Enseignants, Amis, en vue d'agir en commun pour :
1 - Obtenir de l'Education Nationale, les emplois, les moyens matériels nécessaires et l'adaptation des règles pour offrir à tous les enfants sur le territoire national, en ville comme dans les villages et les hameaux, une école maternelle, une école primaire et des collèges basés sur le maintien et l'extension si nécessaire du réseau actuel des classes notamment des petits collèges et des petites écoles.

2 - Promouvoir la réalité des petites écoles et des petits collèges, leurs valeurs pédagogiques, les résultats qu'ils obtiennent et leurs rôles essentiels au sein de la société locale.

3 - Faciliter les échanges et la coopération, sous quelque forme que ce soit, entre les écoles et les collèges.

4 - Faciliter les échanges entre parents d'élèves, élus et enseignants en vue d'arriver à une action commune au sein de l'école et du collège au niveau local, départemental et national.

5 - Renforcer le rôle moteur de ces petites structures dans le maintien et le développement d'un milieu rural vivant et dans l'évolution du système éducatif.

nouveau et intéressant :

Des maires résistent

Base élèves : Big Brother le retour

Valeur des petites écoles

Fin de l'école maternelle ?

 La lettre d'Ecole et Territoire (html) (word)

Article de la Lettre du Maire Rural de juin : exode scolaire planifié

Les accidents de transports scolaires

Article de "Village magazine "

Lien entre maintien des services publics de proximité et écologie

 
   

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Sites utiles ou partenaires :
Elus de la Montagne ; Maires Ruraux ; 
Maires de France Ecole de proximité ;
Ecole rurale ; Ecoles maternelles ;
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Pédagogie Freinet ;
Asso Reveil ; Le Mammouth enchainé;
résistance pédagogique pour l'avenir de l'école
Le Hussard; jean marie Darmian
Le mangeur de montagne
Fédérations de parents d'élèves : FCPEmPEEP
Syndicats enseignants: SNUIPP ; SGEN CFDT ; 
 SUD Education ; UNSEN CGT  
UNSA SE ; SNUDI FO
Association direction d'écoles : GDID
Association instit maternelle : AGIEM
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ACTUALITE

Article de Libération du 2 février 2012, sur les établissements ECLAIR, qui remplacent les CLAIR, qui remplacent les RAR, qui remplassent les ZEP (très mal, puisque ce dispositif est lié aux violences et non plus au milieu social défavorisé. De plus, ils sont beaucp moins nombreux et les moyens mis en oeuvre encore plus réduits) : Eclair : le savoir-être avant le savoir tout court


Nous ne résistons pas, comme on dit, à vous faire part d'un très bon article du Canard Enchaîné daté du 07 septembre 2011 qui résume bien la situation de cette rentrée :

Bonne rentrée les pauvres

Ils sont nombreux. Ils protestent moins que la moyenne. Ils votent de moins en moins UMP. Autant de bonnes raisons pour faire supporter aux plus défavorisés une belle part de la rigueur scolaire. Laquelle tape dur à nouveau en cette rentrée, avec ces 16 000 postes en moins. Une enquête réalisée sur plus de 1 500 collèges et lycées par le syndicat des personnels de direction de l'Education nationale, et nullement réfutée par le ministère, l'affirme : les bahuts les plus pauvres ne seront pas les moins ponctionnés. Avec la nouvelle répartition, les établissements "ordinaires" vont perdre des heures et les "défavorisés" presqu'autant. Pour les riches, c'est le conte de fées : ils en auront davantages !

Déjà un bilan (dû à l'INSEE) de la suppression de la carte scolaire, voulue par Sarko, avait montré qu'elle avait renforcée l'effet de ghéttoïsation dans les lieux d'enseignement les plus déclassés. Leur avenir ne cesse de rosir... Et, faute de remplaçants (décimés par l'hémorragie de postes), les absences de profs seront meurtrières. Là encore, les rectorats y pourvoient plus souvent dans les bahuts aisés. Les parents cadres sup sont sans doute plus persuasifs.

autre grande victime de la pénurie, l'"accompagnement personnalisé " des élèves. Les moins bien notés en pâtiront forcément davantages. Certains enseignants ont quand même trouvé une astuce : tandis qu'ils s'occupent d'une partie de la classe, le reste sera placé - merveille des merveille - "en autonomie", c'est à dire en salle de permanence.

Ajoutons encore au tableau (noir) le dépérissement programmé des réseaux d'aides spécialisée aux élèves de primaire en difficulté, la non-scolarisation accentuée des moins de 3 ans, l'inflation des fournitures scolaires de plus de 3 % et celles des droits d'inscription et autres "dépenses obligatoires" à l'université. Selon une enquête de l'Observatoire de la vie étudiante, elles ont flambé de 33% entre 2066 et 2010, tandis que les aides sociales ne progressaient que de 13%. Faut-il s'étonner si la part des enfantsd'ouviriers et d'employés a décru pendant la même période de 1 à 6 % suivants les filières universitaires ?

Quand aux écoliers dont les parents sont chômeurs, ils ont droit en plus, à des interdictions de plus en plus fréquentes de cantine scolaire, administrées par la maire.

Une enquête de "l'Humanité" (2-3/09) réalisée sur 70 communes, souvent UMP, dont Bordeaux, Nice, Meaux, Thonon les Bains, Troyes, Toulon) met en lumière cette discrimination. Motif : les parents, inactifs, ont le temps de s'occuper de leurs rejetons à midi. Ils pourraient aussi leur faire la classe, ce serait autant de postes de gagnés...

Jean François Julliard


ZEP, RAR, RRS, CLAIR

ZEP : zones d'éducation prioritaire, créées en 81 avec des dotations supérieurs et donc un meilleur taux d'encadrement. Il existait aussi des ZEP rurales.

RAR, RRS, Réseau Ambition Réussite et Réseau réussite scolaire, créés en 2006 par G de Robien, ciblait un peu plus en concentrant les moyens (en fait en les réduisant). Les RAR et les RRS sont centrés autour des collèges. Seuls les RAR avaient au départ 4 élèves de moins par classe (2 de moins en moyenne aujourd'hui). les RRS devaient eux bénéficier d'une "attention soutenue" !!!.

Selon l'étude de Thomas Piketty : La légère politique de ciblage des moyens actuellement en vigueur en ZEP (taille moyenne des classes de 21,9 en zep contre 23,3 hors zep) permet de réduire d’environ 10% l’écart de réussite. Cet écart pourrait être réduit de 40% si l’on mettait en place un ciblage fort avec une taille de classe moyenne de 18 en Zep et 24,2 hors zep".

depuis 2010, ces RAR et RRS sont phagocités par les zonages CLAIR : Collège et Lycée pour l'Ambition l'Innovation et la Réussite; Le problème c'est que le nombre de ces collèges a encore été revu à la baisse, ne touchent que Collèges et lycées, n'est centré que sur la violence et non plus sur les difficultés sociales, et est uniquement urbain.

On est donc passé doucement d'un système d'aide lié à la situation culturelle et sociale fragile des familles à un système lié à la lutte contre la violence et pour lesquels les moyens mis en place sont autant répréssifs que d'aide et de soutien. Encore bravo!


Révélations

Lors de l'audience de référé pour l'école du Poujol sur Orb (34) le 07 juin, le représentant du recteur a expliqué devant le juge que le ministre de l'éducation avait demandé aux inspecteurs de ne plus comptabiliser aucun enfant de 2 ans pour déterminer le nombre de poste d'enseignants; d'autre part, toujours selon le représentant du recteur,le ministre aurait demandé que le nombre moyen d'enfants par classe soit augmenté de 3 pour passer à 27 élèves par classe en primaire !!!

 


Eduleaks

Si vous aviez des doutes sur la volonté du ministère de mettre fin aux Réseaux d'aide, à l'accueil des 2 ans, et d'augmenter le nombre des élèves par classe ,

à diffuser largement


Luc Chatel est confronté au "vif mécontentement" de l'Association des Maires de France

L'AMF se plaint officiellement des fermetures de classes voire d'écoles et du rôle néfaste de ces décisions sur la vitalité des communes rurales. En dix ans, la part de l'Education dans le PIB est passée de 7,6% à 6,6% et les performances de la France au niveau international sont en net recul.


Luc Chatel est pour le recrutement de professeurs chez Pôle Emploi (d'après le Post.fr)

Le ministre de l'Éducation, Luc Chatel, n'y voit pas vraiment de problème. Il a expliqué au Figaro qu'il avait demandé aux proviseurs de recruter des contractuels quand les titulaires remplaçants ne sont pas disponibles. Il leur a donc dit de se mettre "en contact avec Pôle emploi". Mais, "naturellement, ce n'est pas le rôle des parents de passer des annonces de recrutement", a-t-il indiqué. Ce n'est pas le rôle des chefs d'établissement non plus normalement, mais celui des rectorats.

Le ministre estime donc qu'il "faut assouplir" le système actuel : "Ce n'est pas en recrutant davantage de titulaires remplaçants que ça marchera mieux. Les vacataires, étudiants ou ­jeunes retraités, peuvent très bien remplir ce rôle. Le système, trop rigide, a montré sa faillite dans le passé".

Luc Chatel cherche enfin à atténuer le problème de l'absentéisme : "Nous ne comptons que 4% d'absences sur une année. L'absentéisme n'est pas plus développé [dans l'Education nationale ndlr] qu'ailleurs. Et 96,2% de ces absences sont remplacées".

Parents d'élèves et syndicats sont contre

"Il ne s'agit pas de trouver des adultes pour encadrer des jeunes en cas d'absence de leur professeur, comme le suggère le ministre, mais des enseignants pour enseigner le programme auquel les élèves ont droit", a réagi la secrétaire générale de la Fédération syndicale unitaire (FSU) Bernadette Groison sur Le Nouvel Obs.com.

"Ce n'est pas avec les gens qui sont partis à la retraite qu'on va régler le problème. Dans ce cas-là, ce n'était pas la peine de n'en remplacer qu'un sur deux. Et ce n'est pas non plus en prenant des étudiants au milieu de leurs études pour les envoyer dans les établissements", dénonce pour sa part le président de la Fédération des conseils de parents d'élèves (FCPE) Jean-Jacques Hazan.


En vrac :

2 160 élèves en plus dans le primaire en Seine St Denis et 20 institueurs de moins, 1 409 dans le Val d'Oise pour 11 postes d'instit supprimés (l'Huma 4/2). Ce n'est qu'un début

Dans tout les départements où il pourrait y avoir un risque (retournement vers la gauche, ou possibilité pour la droite de l'emporter) les suppressions de postes ne seront annoncés qu'après les élections cantonales)

Arrêtez le : toutes les semaines le ministre, nouveau roi de la com, sort une nouvelle idée pour le primaire : anglais à trois ans, renforcement du calcul mental, des maths et de la science, de l'arabe, de l'allemand. Bien évidemment rien ne se fera faute de moyen

rentrée 2011 : sur les 16 000 postes de fonctionnaire qui seront supprimés, 9 600 le seront dans le primaire alors qu'on attend pile poil 9 600 élèves de plus qui devraient automatiquement créer 420 classes supplémentaires. Pour le budget lié à l'enseignement primaire, la France dépense déjà 15% de moins que la moyenne des pays de l'OCDE.

La braderie continue.

Jusqu'à quand ?

Indignez-vous, comme le dit si bien Stéphane Hessel.


Écoles fermées aux handicapés (article du Canard Enchaîné daté du mercredi 24 novembre 2010, signé Sorj Chalandon)

Des milliers d'enfants handicapés sont privés d'école depuis la rentrée, en septembre dernier. L'Education Nationale à cessé de payer les « auxiliaires de vie scolaire » (AVS) qui les aident en classe, les assistent à la cantine, les protègent durant la récréation, obligeant les parents à les garder à la maison. En Seine St Denis, 90 gamins attendent une assistance, 200 autres se désolent dans le Finistère, et une cinquantaine se morfondent dans l'Ain.
De simples exemples, car aucun chiffre sérieux relatif au nombre des laissés-pour-compte en France n'est avancé, tant par les associations que par le ministère. Alors c'est la grande débrouille : auxiliaires payés directement par les familles, requêtes auprès des tribunaux administratifs, pétitions, protestations par centaines envoyés envoyées au recteur et au préfets de région. « Les familles se battent dans leur coin », explique au « Canard » l'Association des Paralysés de France. Il existe des tensions sur le terrain », a joliment reconnu Laurent Wauquiez, ex-secrétaire d'État à l'emploi, le 9 novembre. En fait de « tensions », l'enveloppe AVS 2010 est vide. Aucun poste n'est plus créé ni renouvelé, et ceux qui existent sont rognés, une heure par ci, une heure par là...
Depuis la loi du 11 février 2005, sur l'égalité des chances, la scolarisation des handicapé en milieu scolaire « ordinaire » est pourtant un droit garanti par l'État. Dans chaque département, une Maison des enfants handicapés confie à sa commission d'experts le soin d'évaluer les besoins d'un enfant. S'il lui faut des heures de soutien, cette autorité en informe l'Education Nationale. Charge à elle de fournir sans discution un auxiliaire à l'enfant : ce n'est pas un souhait, mais la stricte application de la loi.

Contrats pas aidés
Mais où le trouver cet auxiliaire ? Nulle part et un peu partout. Car auxiliaire de vie scolaire ce n'est pas une profession. « Pas de filière, de diplôme ou de reconnaissance », explique une AVS de Dijon. Ces trois lettres cachent en fait, une véritable jungle de statuts particulier, qui allient la précarité d'un CDD à la largesse du SMIC horaire. Recrutés par Pôle Emploi et payés par l'Education Nationale, certains auxiliaires sont considérés comme « assistant d'éducation » - non titulaire – de la fonction publique. D'autres sont en « contrat aidé », comme le « contrat d'accompagnement à l'emploi » ou le « contrat unique d'insertion », qui permettent à l'employeur de limiter les coûts. Moyen imparable de décourager les vocations et d'empêcher l'enfant de s'habituer à son accompagnateur. En 2001, on dénombrait 3 400 auxiliaires rémunérés par l'Education Nationale. Huit ans plus tard, 9 728. La demande explose, mais l'intendance ne suit pas. A force de rogner sur les crédits et de jouer sur les statuts, l'Etat s'est mis hors la loi.
«  il est scandaleux qu'un enfant ayant un handicap ne puisse pas être scolarisé », tonnait Sarko à la télé le 2 mai 2007. Larme ,à l'œil, il avait même ajouté : « je veux dire à toutes les familles (…) que je ferai une place à chacun de leur enfant dans les écoles. »...


Schéma territorial des écoles : Prévu par la circulaire du 3 juillet 2003 du Ministère de l’Education Nationale. Il a été conforté par la charte sur les services publics en milieu rural, signée par le premier ministre, et qui n'a pas été appliquée pour ce qui concerne notamment le délai d'information du maire de 2 ans avant que l'inspecteur d'académie n'effectue une suppression de poste d'enseignant. Il découle également de à la RGPP (réforme générale des politiques publiques). Normalement destiné à assurer une présence territoriale renforcée du service public de l'éducation, que croyez-vous qu'il arriva ? Les inspecteurs en ont profité (pour ceux qui les ont réalisés) pour renforcer les fermetures et la concentration.

Par exemple, un extrait de la prose de l'inspecteur du Jura, justifiant (mal) la suppression des écoles à moins de 6 classes :

- Les classes uniques ainsi que les écoles à 1 classe apparaissent fragiles et d'un point de vue pédagogique ne semblent plus répondre aux attentes de l'écoles de demain ;

- Le maintien des écoles à 2 classes et la création de pôles à 3 classes regroupées ou dispersées ne semble plus constituer une réponse adaptée aux problématiques actuelles. La fragilité des écoles à 2 ou 3 classes est bien réelle. Il apparaît judicieux de mettre en place une politique cohérente et concertée entre l'Education Nationale, la Préfecture, le Conseil Général et les élus afin de faire évoluer ces structures;

- Afin d'assurer leur perrinité, il convient de privilégier les structures de 6 à 8 classes au sein de pôles scolaires. La question des écoles intercommunales à quatre/cinq classes a été soulevée ; il apparaît effectivement qu'à titre exceptionnel, sur une convergence de données démographiques et géographiques, à condition que la perénnité de la structure soit assurée, un projet de création d'école à cinq classes pourrait être examiné favorablement.

- La scolarisation des enfants de moins de 3 ans est à rechercher au sein des écoles situées dans les réseaux de réussite scolaire du département....

Pourtant toutes les études du ministère montrent que les petites structures et plus encore les écoles à classe unique obtiennent de meilleurs résultats. Valeur des petites écoles.html

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187 000 élèves présentant un handicap et scolarisés en milieu ordinaire devraient bénéficier d'un accompagnement individualisé 12 heures par semaine (aide donnée par un AVSI : auxiliaire de vie scolaire pour l'intégration individualisée). Cette aide prévue par la loi sur l'égalité des chances est décidée en fonction des bilans psychologiques, médicaux, et sociaux réalisés par différents professionnels et services spécialisés. Et ce sont les Maisons Départementales des Personnes Handicapées qui en décident plusieurs mois avant chaque rentrée (le Canard Enchaîné du 15 septembre). Baisse des crédits oblige, des inspecteurs d'académie décident tout seul de réduire ces aides de 12 heures hebdomadaire à 9 heures, sans prévenir personne. Pourtant il est prévu que les parents soient de plus en plus étroitement associés à la décision d'orientation de leur enfant et à la définition de son projet personnalisé de scolarisation (P.P.S.).
En Loire Atlantique les parents scandalisés par cette décision ont monté une association : Collectif 44.HSE.

Pourtant Luc Chatel avait promis : "en 2010, le dispositif de continuité de l'accompagnement des élèves handicapés sera renforcé, notamment par la rénovation du cadre des auxiliaires de vie scolaire".

Les promesses n'engagent que ceux qui y croient ?

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C'est l'Inspection Générale de l'Education qui l'écrit : elle a sorti il y a 3 mois un rapport qui aurait dû rester secret dans lequel elle explique : "Les restrictions budgétaires vont créer des tensions et préparent assez peu l'avenir"... le rapport critique également la baisse des moyens de remplacement, l'insuffisance des crédits "pour financer la formation" des débutants ou le recours croissant (+31% en 08/09) aux vacataires emplois précaires et révocables à volonté (l'humanité du 10/09).

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Ministre bouche trou : afin de tenter de combler les manques d'enseignants liés à la suppression de 15 000 enseigants par an, décidée en haut lieu, le ministre de l'éducation a décidé d'embaucher des "jeunes retraités et des étudiants" sous forme de contrats d'interim. La casse du service public continue.

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Base élèves : lors de l'audience du 30 juin, le rapporteur public du Conseil d'Etat a demandé la remise à plat de l'ensemble des textes qui ont abouti à faire de "base élèves" le "Big Brother" contre lequel luttent de très nombreux enseignants et parents d'élèves. Il a demandé notamment la suppression de données portant sur la santé des élèves Le Rapporteur public est suivi 9 fois sur 10. En savoir plus

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Samedi 12 juin, au Collet de Deze 48, organisé par la com com et par son plus actif agent: Jur Jacobs : colloque sur les atouts de l'école rurale, son rôle dans le territoire et les moyens de lutte contre les décisions gouvenrementales. Les actes du colloque

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Extrait du site du café pédagogique du 31 mai 2010 : http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2010/05/CommentLChatelvareduirepostes.aspx

Suppression des Rased, des décharges, bourrage des classes : comment Luc Chatel va réduire les postes au primaire et au secondaire
Le Café pédagogique publie les documents remis aux inspecteurs d'académie pour supprimer des postes dans les trois prochaines années. Suppression des Rased, réduction de la scolarisation à deux ans, regroupements scolaires, augmentation du nombre d'élèves par classe au primaire; augmentation de la taille des classes au collège, fermeture des petits établissements, "rationalisation" de l'offre éducative en lycée et de l'offre de formation en L.P., réduction des IDD, voilà pour le secondaire. Découvrez le détail de la stratégie ministérielle.

"Ils ne mouraient pas tous mais tous étaient frappés". Aucun enseignant ne sera épargné par les mesures Chatel qui frapperont d'une façon ou d'une autre les écoles et les établissements. Mais certains corps, certains enseignements même seront particulièrement affectés par la stratégie de grignotage imaginée par le ministère.

Le 17 mai, puis le 28 mai, le Café pédagogique vous a donné les premières informations sur la méthode mise en place par le ministère pour dégager les 16 000 suppressions de postes décidées pour 2011. Le 17 mai nous vous avons averti : " Selon des indiscrétions remontées jusqu'au Café, les inspecteurs d'académie ont été chargés par les recteurs, à la demande du ministre, de dégager les gisements d'emploi possibles. Les recteurs seraient en ce moment même en train de faire remonter à Paris les diagnostics des inspecteurs d'académie." Le 28 mai un document ministériel parvenu jusqu'à nous énumérait "pas moins d'une trentaine de "leviers" identifiés mais dont l'impact sera différent selon les académies. La plupart affectent directement les classes. C'est le cas par exemple de l'augmentation de la taille des classes, de la baisse de la scolarisation à 2 ans, de l'enseignement spécialisé – RASED, par exemple ou encore de " la rationalisation de l’offre de formation".
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De mieux en mieux : Afin d'enrayer la violence scolaire, des caméras de surveillance seront installées, des policiers seront présents dans les écoles et des internats seront ouverts pour les élèves les plus difficiles. De même, les allocations familiales seront retirées aux familles dant les enfants manquent régulièrement l'école. Quel progrès !!! Cette annonce avait déjà et faite et refaite par de précédents ministres de l'intérieur, dont un certain Nicolas, avec le succès que l'on a pu voir. Tout le monde sait pourtant que la méthode du bâton ne marche pas, et que ce n'est pas non plus en retirant une quinzaine de milliers d'emploi d'enseigants tous les ans alors que les effectifs progressent que l'on résoudra le problème. On sait bien ce qu'il faudrait (petites structures, augmentation de la mixité sociale, faible nombre d'élèves par classe, etc.) mais non seulement ce n'est pas prévu au programme, mais on fait juste le contraire.

"L'assouplissement" de la carte scolaire a encore aggravé la baisse de mixité sociale : après 3 ans "d'expérience" 50% des collèges en ZEP perdent de la population scolaire, les élèves les moins défavorisés les ayant quittés. Certains collèges en sont au point de fermer, ce qui ne semble pas déranger le ministre qui explique qu'il est trop tôt pour pouvoir en "tirer des conclusions suffisamment significatives". Par contre, le ministère est tout content d'annoncer que 70% des demandes de dérogation sont satisfaites. Les parents qui n'ont pas obtenu satisfaction se tournent vers le privé (plus 9,5%).

Casse de l'école publique : Que ce soit à cause des 16 000 postes supprimés à la rentrée prochaine ou à cause de maires qui souhaitent "économiser" en cette période de crise, la rentrée prochaine s'annonce plus catastrophique que jamais encore. En ville, comme en milieu rural, de nombreux maires ont fait le choix de supprimer des petites écoles de proximité dans le but de regrouper les élèves. Ils vont ainsi soit renforcer le recrutement dans les écoles privées, soit obliger les élèves à faire de nombreux kilomètres suppplémentaires. Bonjour l'aménagement du territoire!

Du coté positif : nous avions gagné en référé, devant le tribunal administratif de PAU, contre une décision de retrait de poste d'enseignant à l'école de Luz St Sauveur (Hautes Pyrénnées) . Nous avions défendu le fait que l'école étant en Zone de Revitalisation Rurale (voir la liste des communes et cantons classés en ZRR), l'éducation nationale devait considérer que la commune était située dans une Zone d'Environnement Social Défavorisé (seul critère reconnu par l'administration pour comptabiliser les 2 ans et même ouvrir des classes pour eux). Le recteur maintenait que seules les ZEP pouvaient être considérées comme étant en ZESD.

Le ministre ayant peur que cette ordonnance ne fasse jurisprudence a décidé de demander la cassation devant le Conseil d'Etat. Mal lui en a pris puisque celui-ci l'a rejeté, confirmant ainsi notre jurisprudence voir la jurisprudence du Conseil d'Etat.

Sur le fond, le juge a balayé les arguments retenus par le juge des référés et le Conseil d'Etat et nous n'avons pas obtenu l'annulation de la décision.

La reconnaissance des Zones de Revitalisation Rurale comme étant des Zones d'Environnement Social Défavorisé est pour nous si importante que nous faisons appel de ce jugement devant la cour de Bordeaux, avec la commune de Luz St Sauveur.

Nous venons de gagner sur ce point devant la Cour Administrative de Bordeaux : "les enfants de moins de 3 ans doivent être accueillis en priorité dans les Zones de Revitalisation Rurale" voir la jurisprudence.

Il convient de rappeler qu'au niveau national, la scolarisation des 2 ans est passée de 35% en 1999 à 21% en 2007 (source MEN)

Le député des Hautes Alpes Joël Giraud, qui, à notre demande (merci à lui), était déjà intervenu auprès de précédents ministres de l'éducation sur l'école maternelle, a interrogé Luc Chatel sur la comptabilisation des 2 ans en ZRR et sur la jurisprudence. Le ministre a eu bien du mal à ne pas y répondre "avec discernement" : voir la vidéo

 

Nous apprenons que le ministère a demandé la cassation de l'arrêt de la Cour de Bordeaux devant le Conseil d'Etat. A suivre donc...

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Le chômage disparaîtra du programme d'économie de seconde à la rentrée 2010. L'initiation aux sciences économiques et sociales, une matière optionnelle, consacrait jusque-là un chapitre entier à « l'emploi, question de société ».

Il balayait notamment les notions de chômage, précarité, discrimination, contrats de travail, etc. C'est un éditeur de manuels scolaires qui a fait fuiter la disparition de ce chapitre auprès d'enseignants en sciences-éco.

Vendredi, des éditeurs étaient en effet conviés au ministère de l'Education pour un briefing sur les nouveaux programmes.

Ces nouveaux programmes sont le fruit du travail d'un groupe d'experts qui comprend :

les économistes Christian de Boissieu et Philippe Martin
le sociologue François Dubet
un représentant de l'inspection générale
un inspecteur pédagogique régional
Sylvain David, que vous avez déjà découvert sur Rue89 à l'occasion d'articles sur l'enseignement de l'économie. Prof de SES dans le secondaire, il préside l'Association des professeurs de sciences économiques et sociales (APSES), en conflit avec le gouvernement depuis deux ans sur le contenu des programmes.
« Trois réunions en tout et pour tout, qui duraient entre 1h30 et 3h »
Sylvain David a détaillé à Rue89 le fonctionnement du groupe d'experts :

« Trois réunions en tout et pour tout, qui duraient entre une heure trente et trois heures, et qui ont eu lieu entre le 18 décembre et le 12 janvier. Et c'est tout. »

 

Au terme de la première réunion, il a cru réussir à maintenir le chômage dans le corpus. Raté : Sylvain David affirme que le cabinet a fait pencher la balance en faveur de sa suppression -« officiellement parce que c'était trop lourd », glisse Sylvain David qui semble y voir plutôt un biais idéologique.

Bien sûr, la notion sera probablement abordée plus tard au lycée. Sauf que l'option SES est justement destinée à un public plus large, qui inclue les élèves qui choisiront d'autres voies, littéraire ou scientifique.

Alors que le ministère devrait répondre ce mercredi aux questions de Rue89, des blogueurs, économistes et enseignants pour la plupart, commentent cette disparition. Ainsi, Arnaud Parienty, sur le site d'Alternatives économiques, qui conclut ainsi son décryptage des nouveaux programmes de la discipline :

« Pourquoi ce programme est-il marqué par ces funestes orientations ? Peu importe ; laissons à d'autres les théories du complot.

Ce qui ressort en tout cas est que ce programme ne sert pas les élèves et que leur exploration de l'économie (sans même parler des autres sciences sociales) risque de les laisser en rade et sans GPS, les incitant à en rester là.

C'est probablement cette conclusion inacceptable qui est la principale cause de la colère des enseignants. »

 

Professeur de sciences économiques et sociales, Gérard Grosse déplore aussi cette suppression sur le site de l'IDIES :

« Retirer d'un programme d'initiation (“ d'exploration ” dans le vocabulaire ministériel) les sujets qui comptent dans le débat public (le chômage, les inégalités, etc.) et les remplacer par des “ outils ” techniques est déjà symptomatique d'une certaine vision de l'enseignement en général et des sciences économiques et sociales en particulier. »

Extrait du site Rue 89 : http://www.rue89.com/2010/01/26/le-chomage-disparait-du-programme-deconomie-de-seconde-135580

également un bon article à lire sur le site d'Alternative Economique : http://www.alternatives-economiques.fr/blogs/raveaud/2010/01/24/enseignement-de-sciences-economiques-et-sociales-en-seconde-refusez-le-programme/

 

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La nouvelle carte scolaire crée bien des ghettos
L'assouplissement de la carte scolaire devait libérer les familles. Au risque, que vient confirmer cette semaine un rapport de la Cour des comptes, de nuire à la mixité sociale. C'est la première confirmation par les chiffres d'un effet pervers redouté. L’assouplissement de la carte scolaire risque de créer des «ghettos scolaires», alerte la Cour des comptes.

En 2008, sur les 254 collèges «ambition réussite», 186 établissements ont perdu des élèves, «ce qui s’est traduit par une plus grande concentration dans ces collèges des facteurs d’inégalités contre lesquels doit lutter la politique d’éducation prioritaire», peut-on lire dans cette enquête, pésentée mardi, sur les dispositifs scolaires dans les quartiers sensibles, réalisée à la demande de la commission des Finances du Sénat.

En clair, les collèges difficiles semblent bien perdre leurs bons élèves. Depuis la politique d’assouplissement de la carte scolaire engagée en 2007 par Xavier Darcos, nombre d'observateurs le redoutaient, mais il s’agit là des premières statistiques à caractère officiel à ce sujet. Le réseau «ambition réussite», créé après les émeutes de 2005, regroupe les établissements les plus en difficulté du système d’éducation prioritaire.

«Compte tenu d’une augmentation des demandes de dérogation de 29% en 2008, les effectifs des collèges ont évolué de façon fortement différenciée selon les établissements: certains ont pu enregistrer des pertes d’effectifs pouvant aller jusqu’à 10%, alors que d’autres connaissaient des progressions allant jusqu’à 23%», écrit encore la Cour des comptes.

«Ecart excessif entre établissements»
Dans un même «bassin de formation», la Cour appelle donc à une plus grande «coordination» entre les établissements scolaires, afin de «lutter contre l’existence ou la constitution de "ghettos scolaires", en corrigeant les effets éventuellement négatifs des modalités de sectorisation scolaire».

«A défaut, en effet, les effets de la concurrence aboutiraient à un écart excessif entre les établissements, ce qui, comme l’enquête PISA de l’OCDE le montre clairement, constitue une des caractéristiques du système éducatif français les plus défavorables à sa performance», conclut la Cour à ce sujet.

Au ministère de l’Education nationale, on précise que le ministre Luc Chatel attend d’ici fin 2009 une étude «plus détaillée» de ses services.

Sans contester l’enquête de la Cour, le ministre veut mettre l’accent sur les quelque 50 établissements «ambition réussite» qui ont gagné des élèves et sont devenus «plus attractifs», ainsi que sur la «satisfaction» des familles concernant l’assouplissement de la carte scolaire. (AFP- Libération 08 11 09)


L'Assemblée Générale d'Ecole et Territoire, s'est déroulée le jeudi 22 octobre 09 à l'Argentière la Bessée (Hautes Alpes), en marge du congrès de l'ANEM (les élus de la montagne). Outre le vote des différents rapports, nous avons fait le point des actions en cours et élaborer une motion que nous avons soumis à l'assemblée générale de l'ANEM lui demandant d'agir en concertation avec d'autres associations d'élus (et notamment la fédération des maires ruraux) pour obtenir que le gouvernement arrête la casse actuelle d'écoles et de collèges. Cette motion a été reprise intégralement par l'AG de l'ANEM.


NON AU CHEQUE EDUCATION : Dépêche AEF n°120844 du 7 octobre 2009


Le 28 février 09 à Aurillac (15), réunion sur les suites à donner quand aux diverses mobilisations contre les fermetures de services publics en général et les postes dans l'éducation nationale en particulier. M6, qui avait fait un reportage sur la révolte de Brezon et le recours au TA, était là pour montrer notamment les suites de cette histoire. Cela fera l'objet d'un reportage dans un prochain Zone Interdite (22 mars ou 4 avril).

La CGT du Cantal a dressé une carte montrant l'évolution des communes sans école sur le département. Très instructif. n'oubliez pas que c'est la même chose partout. Voir la carte

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L'ensemble des mesures prises par les ministres successifs commence à apparaître pour ce qu'elles sont : le démentelement morceau par morceau du service public de l'éducation et la révolte enfle tous les jours. Les laisons entre parents et enseignants commencent à porter leur fruit. Continuons.

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Service Minimum d'Accueil : Un maire intelligent demande la réciproque : Courrier du Maire de Wazier à l'inspecteur d'académie

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Désobéisseurs, Désobéisseuses : Commencé dans l'Hérault par Bastien Cazals, ce mouvement fait tâche d'huile dans tout le pays : les enseignants écrivent une lettre à l'inspecteur d'académie pour lui signifier qu'ils n'appliqueront pas les nouvelles mesures décidées par le ministère. Dans l'Hérault 400 courriers déjà adressés.
résistance pédagogique
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Ferry flingue Darcos et confirme que le fond de la "réforme" n'a pour but que des économies de postes : "il s'agissait aussi de mieux préparer les jeunes à l'université et de supprimer des heures de cours. Une heure en moins, c'est 4 000 postes économisés". Avec les deux heures et demie en moins que prévoyait le texte ces derniers jours, on aurait économisé 10 000 postes d'enseignants. Et dans le schéma initial, on réglait tous les problèmes de suppressions de postes ! ".
Et il en rajoute "Malheureusement quand on reporte une réforme, ça signifie en langage politique qu'elle est enterrée" et encore "L'autre problème qui a peut-être nui à Xavier Darcos, c'est que cette réforme est d'inspiration libérale. Il suffit d'ouvrir les yeux." (c'est qu'en plus il le traite de con ouvertement !). Le tout dans Le Figaro. Cocasse...

d'après le Mammouth Enchaîné

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La suppression de l'accueil des enfants de deux ans à l'école voulue par le gouvernement ne sera pas perdu pour tout le monde : alors même que Darcos avait commandé un rapport qui conclu en ce sens, l'enseignement catholique avait déjà prévue cette manne au début de l'année 2008 :

Article de brigitte Rossigneux dans le Canard Enchaîné du 24 novembre 2008 :

OPA des cathos sur les bambins : Les bons pères sont en embuscade pour mettre la main sur un nouveau créneau. C'est la revue"Enseignement catholique actualité" qui en février 2008, a annoncé la couleur. Dans un dossier intitulé "place au tout-petits", les grands prêtes expriment leur désir d'ouvrir des crèches à l'intérieur de leur établissement pour permettre un accueil précoce des enfants "dès 18 mois et même en deçà". Et à la demande du secrétariat général de l'Enseignement catholique, les directeurs diocésainsont été priés de nomme, dans chaque département, un "référent en matière de petite enfance", en vue d'une grande messe célébrée le 26 novembrze à Paris.

Pas besoin d'une étude de marché : les moins de 3 ans, dela représente 2,5 millions de bouts de chou. Et autant de "clients". Un bon moyen de capter une clientelle qui, avec un pêu de chance, restera dans le privé durant toute sa scolarité. C'est ce qu'on appelle un investissement à long terme. Avec coté financement, la bénédiction de la Caisse nationale des allocations familiales.. Son patron, Jean Louis Deroussen, était jusqu'à sa nomination, en 2006, le président de la fédération CFTC de l'enseignement privé. Il a été invité, bien sûr, à sièger au Haut Conseil de la famille, un machin créé, en octobre, par Nadine Morano et présidé par Fillon.

Extraordinaire hasard, Darcos ardent supporter de l'enseignement catholique, a préparé le terrain. Le 14 novembre devant les sénateurs, le ministre de l'Education affirmait que l'école maternelle était tout à fait inadaptée aux enfants de moins de 3 ans et qu'il vaudrait mieux s'orienter vers des "jardins d'éveil". En juillet dernier, déjà, il avait pousser ce cri du coeur : "Est-il vraiment logique, alors que nous sommes si soucieux de la bonne utilisation des crédits délégués par l’Etat, que nous fassions passer des concours bac +5 à des personnes dont la fonction va être essentiellement de faire faire des siestes à des enfants ou de leur changer les couches ? ». Excepté le ministre, tous les parents savent que l'école n'accueille pas les enfants qui ne sont pas propres. C'est même LA condition pour l'entrée des têtes blondes ou pas blondes dans le circuit scolaire. Darcos ne s'est pas appesanti sur cette vérité statistique toute bête : faute de postes d'instits, 40 000 bambins, pour la plupart issus des milieux défavorisés, n'ont pu être scolarisée pour la rentrée 2008-2009. Les cathos vont accomplir un miracle ?

Brigitte Rossigneux

 

Et pourtant cet accueil (chez les bons pères ou ailleurs) coûte plus cher : La Cour des Comptes dans son rapport souligne qu’en raison du désengagement déjà effectif du ministère de l’Education nationale, « le taux de scolarisation des 2-3 ans a diminué de 27% entre 2003 et 2007 » (il a été au maximum de 43% des enfants deux ans et est tombé en dessous de 20% maintenant) et qu’à « la rentrée 2005, 5000 enfants étaient en attente de scolarisation en maternelle », alors que le taux de fécondité ne cesse de croître en France. Avant d’asséner un commentaire en forme de désaveu pour le ministre : « Cette évolution apparaît peu cohérente au regard de la bonne utilisation de l’argent public : le coût par enfant est moindre s’il est accueilli en maternelle plutôt qu’en EAJE [Etablissements d’accueil de jeunes enfants, c’est-à-dire les modes de garde collectifs alternatifs] (13 368 € en 2006 en EAJE, contre 4 570 € en maternelle, hors périscolaire).

Oui, mais la cour ne sait peut-être pas que d'un coté c'est l'Etat qui paye (l'ensemble des français), de l'autre, se sont les collectivités territoriales, départementales et les parents. Et il se trouve que l'Etat, trop occupé à sauver la finance mondiale, ne veut plus payer, même si ça coûte moins cher et apporte plus aux enfants.

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Les EPEP ( Etablissemement public d'Enseignement primaire) ressortent :

un nouveau projet de loi présenté opportunément par trois députés UMP remet au jour ce monstre : Lire

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Moins d'heures de cours, programmes plus lourds, moins d'enseignants, réseaux d'aide supprimés = école à la dérive, avant municipalisation et privatisation complète.

«L'éducation coûte trop cher ? Essayez l'ignorance !» Abraham Lincoln

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De l'utilité de supprimer l'école le samedi matin : Luc Ferry explique : "Les suppressions d'heures pour les élèves en difficulté -les deux heures de soutien - ça permet de supprimer ce qu'on appelle les RAZED -c'est à dire les réseaux d'aide de soutien dans les départements-,(8 000 postes en tout, 3 000 dès l'an prochain) " à écouter et à lire.

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On achève bien l'école publique : très bon article de Caroline Fourest dans "Le Monde"

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Réduction sans précédent des subventions aux Associations Educatives Complémentaires de l’Enseignement Public

Les Associations Educatives Complémentaires de l’Enseignement Public, agréées par le Ministère de l’Education nationale, œuvrent, sur tous les territoires, au plus près des citoyens, aux côtés des enseignants, des parents, des élus, dans le champ scolaire et périscolaire, dans la logique du développement et du rayonnement de l’Ecole publique. Elles en défendent les valeurs et visent à promouvoir le service public d’éducation dont elles sont des partenaires importants.

Leurs activités : accompagnement scolaire, formation des délégués d’élèves, éducation à la citoyenneté, ateliers de pratiques artistiques, activités sportives, encadrement de jeunes, classes de découvertes et voyages scolaires éducatifs, initiation à l’environnement et développement durable, centres de loisirs et de vacances d’enfants et d’adolescents, établissements spécialisés, sanitaires et sociaux, accompagnement et accueil de personnes handicapées, etc, bénéficient à des millions de jeunes et s’inscrivent dans les apprentissages éducatifs et scolaires nécessaires à chacun d’entre eux.

L’Avenir des Associations Educatives Complémentaires de l’Enseignement Public, et donc de leurs activités, est aujourd’hui gravement mis en péril par des décisions arbitraires et brutales du Ministre de l’Education nationale, alors même que la définition des Conventions Pluriannuelles sur Objectifs visait, à l’inverse, à apporter de la sécurité à leur financement.

En effet, en date du 6 octobre dernier, le Ministre de l’Education nationale a décidé unilatéralement, sans le moindre délai de prévenance, sans concertation préalable, de supprimer 25 % du financement des actions conventionnées par le Ministère au titre de l’exercice civil …2008, soit avec effet rétroactif.

Cette décision du Ministre intervient bien tardivement en fin d’exercice, à une date où toutes les actions de l’année, et les charges financières correspondantes, sont engagées.

Elle est simplement motivée par un « gel budgétaire » au montant surprenant et disproportionné de 25 %, bien supérieur à la réalité de 6 % des réserves budgétaires annoncées sur l’exercice 2008…
la suite sur le site pour l'éducation. merci de signer la pétition

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Pour récupérer le maximum de postes (suppression de 40 000 postes en trois ans) et que le ministre puisse annoncer sans rire devant les médias que le taux d'encadrement cette année sera meilleur que l'année dernière, la mode pour le primaire, est :

- à la généralisation du non comptage des 2 ans ;

- au refus de dérogation pour les enfants de moins de 5 ans, qui étaient accueillis sans problème auparavant dans les écoles à classe unique (à condition que la commune embauche un Agent Territorial Spécialisé en Education Maternelle (ATSEM) ;

- à l'obligation pour telle commune d'envoyer dans une autre commune une partie de son effectif (les enfants à partir du CE2 jusqu'au CM2), puis constatant que l'effectif baisse, décider la fermeture de l'école (Luchapt dans la Vienne). Certains enfants auront 55 minutes de transport pour se rendre à l'école de repli, mais le tribunal de Poitiers a considéré qu'il n'y avait pas d'urgence ;

- à faire basculer les enfants de CP de l'école élémentaire à l'école maternelle pour pouvoir retirer un poste à l'école élémentaire et interdire l'accueil des 2 ans à la maternelle (commune de Salviac dans le Lot), alors que les enfants de CP ont 6 ou 7 ans et doivent être obligatoirement scolarisés à l'école élémentaire.

Si vous avez connaissance d'autres idées d'inspecteur afin de fermer classe et école, merci de nous écrire à "Grand jeu concours : comment casser le service public de l'enseignement"

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La suppression de la carte scolaire entraîne la fuite des élèves les plus doués ou ceux dont les parents ont le plus de moyens. Les établissements se retrouvent "géthoïsés" et le ministre vient d'annoncer, sur France Inter le 5 septembre 08, que pour y remédier le mieux est de les fermer et de faire faire du "Bussing" aux élèves : comprenez du transport scolaire. Cela entraînera, outre des temps de transport de plus en plus long, des structures de plus en plus importantes. Or, nous savons tous, y compris le ministère, que plus les établissements sont importants, moins bons sont les résultats et plus le taux de violence augmente.

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A lire absolument :Main basse sur l'école publique   Les Chiffres : Entre 2002 et 2008, le ministère de l'Education Nationale a supprimé 60 000 postes. D'ici à 2012, il en supprimera 90 000 alors que la population scolaire sera de nouveau à la hausse (in l'école abandonnée, Jack Lang, Calman Lévy).


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Temps de parcours : Le 06 mai 2008, le Tribunal administratif de Pau a reconnu que l'Etat (en fait l'ARH) commettait une erreur manifeste d'appréciation en décidant la fermeture de la maternité de Lannemezan (Hautes Pyrennées). La moyen retenu est le suivant : pour répondre aux exigences de sécurité, les femmes doivent pouvoir accoucher dans des établissements accessibles (par tout temps) à moins de 45 minutes de leur domicile.

Il existe aussi pour les écoles une sorte de temps maximum de transport reconnu par le Conseil d'Etat qui est de 45 minutes.

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Un article de
médiapart daté du 16 mars qui en dit long sur les futurs programmes : Une école de l'ennui et de l'échec
(Historien, ancien recteur, Philippe Joutard a présidé le groupe d'expert pour les programmes de l'école primaire mis en application en 2002)
 

 Article 89 : Déjà un bon millier de maires, toutes tendances confondus, soutenu par l'association des maires ruraux, refuse d'appliquer l'article 89 de la loi du 13 août 2004, demandant que les communes paient un forfait scolaire pour les enfants allant dans des écoles privées que se soit dans la commune ou ailleurs, alors même que la commune dispose d'école publique.
Pour pouvoir bénéficier de cette manne, de très nombreuses écoles privées demandent à signer un contrat d'association avec l'Etat.

Un recours au Conseil d'Etat a été déposé.Le conseil d'état a annulé la circulaire d'application le 5 juin 2007 pour vice de forme.

Dès le 6 août, une nouvelle circulaire a été prise. Une pétition à l'initiative d'Ecole de Proximité circule contre cet article de loi sur le site d'Ecole de proximité et des Maires Ruraux

A suivre...


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Municipalisation de l'enseignement ?

Après avoir annoncé le 29 septembre 07 qu'à la rentrée prochaine il n'y aurait plus d'école le samedi matin, le ministre de l'Education nationale, Xavier Darcos a expliqué qu'il n'était pas contre une semaine de "4 jours et demi", dont le mercredi : extrait du site de l'AFP:

Il s'est dit convaincu mercredi 3 octobre à l'Assemblée nationale que les collectivités locales n'hésiteraient pas à "prendre en charge" l'accueil des enfants les mercredi et samedi matin désormais déchargés de cours, après "discussions".

"Je doute que Mesdames et Messieurs les maires ou les élus considèrent qu'il n'est pas de leur charge de s'occuper des enfants qui ont besoin d'être accompagnés pendant les week-ends", a-t-il lancé lors des questions au gouvernement.

Interrogé sur la suppression de deux heures de cours au primaire, il a reconnu que certains élèves allaient "sans doute se trouver le matin, le samedi ou le mercredi, en situation de besoin d'accompagnement".

Le gouvernement va "en accord avec les collectivités, avec qui nous allons discuter, faire en sorte que l'école ouverte s'organise comme elle le fait déjà", a-t-il déclaré, déclenchant un tonnerre de protestations dans les rangs de l'opposition.

 

Le ministre de l'Education nationale Xavier Darcos a annoncé jeudi 4 octobre au Sénat que "si des communes souhaitaient organiser" l'enseignement scolaire hebdomadaire en primaire "sur quatre jours et demi", en conservant "le mercredi matin", il n'y voyait "pas d'inconvénient".

Est-ce que celà sous entend que les communes paieront les enseignants ce jour là ?

Ne serait pas le début d'une municipalisation de l'enseignement ?

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Le nouveau Président, lorsqu'il était ministre de l'intérieur, des cultes et de l'aménagement du territoire, qui faisait aussi office de ministre bis de l'éducation, de la justice, du travail, des affaires sociales et du logement, ouf, avait décidé que pour mettre fin aux collèges ghetto, le mieux était encore de les fermer, au lieu de leur donner des moyens supplémentaires.

Le nouveau ministre de l'éducation Xavier Darcos, lorsqu'il était ancien sous ministre à l'enseignement scolaire, avait lancé la formule. Ils ne font que reprendre ce qui ce fait déjà depuis au moins 4 ans dans de nombreuses communes ou départements UMP, que ce soit pour les écoles (écoles maternelles : Condom dans le Gers, La Ciotat dans les Bouches du Rhône, Montbéliard dans le Doubs ; écoles primaires : Laragne-Monéglin dans les Hautes Alpes, ou pour les collèges : Nilvange en Moselle).

Toujours la même solution depuis 20 ans : faire de l'économie d'échelle à court terme en augmentant la taille des établissements et sans tenir compte des difficultés, notamment d'aménagement du territoire, de transport, de pollution, de fatigue, de déshumanisation et de stress, que créent ces mesures.

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Refonte des Zones d'Education Prioritaire : sur les quelques 880 collèges classés en ZEP, 249 vont voir leurs moyens accrus (désormais appelés "collèges ambition réussite"), environ 300 gardent les mêmes moyens et les autres perdent le peu de moyens supplémentaires qu'ils avaient.

Les soi-disant nouveaux moyens supplémentaires alloués (1 000 enseignants et 3 000 "assistants pédagogiques") viendront principalement de la ponction faite aux autres établissements où il sera retiré notamment une demi-heure de soutien scolaire pour les 5ème et 4ème.

Les quelques 1 600 écoles primaires classées "ambition réussite" auront si peu de moyens supplémentaires que même à droite on demande plus au ministère.

Selon le canard enchaîné, la carte des collèges "ambition réussite" recoupe curieusement celle des communes UMP de métropole, comme d'outre-mer.

A suivre...

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Pourquoi le Président, lorsqu'il était ministre de l'intérieur a supprimé l'étude d'impact qui était nécessaire avant toute fermeture de service public ? Réponse : parce qu'on gagnait trop souvent sur cette base devant le tribunal administratif :
Réponse du Ministère à une question d'Ecole et Territoire, portée à l'Assemblée par Monsieur le Député Joël Giraud.

Cette étude d'impact était le moyen le plus équilibré pour analyser les conséquences économiques et sociales que peut avoir une fermeture de service public, et permettait éventuellement de conclure qu'il valait mieux ne pas le fermer si les conditions ne sont pas réunies pour garantir un service de qualité.

Malgré de grands discours sur l' aménagement du territoire, la concertation, le dialogue, l'écoute, le gouvernement retire l'étude d'impact, juste parce qu'elle le gêne dans sa politique de récupération de postes à tout prix.

 

 Le monde est dangereux à vivre ! Non pas tant à cause de ceux qui font le mal, mais à cause de ceux qui regardent et laissent faire"
(Albert Einstein)

Ce n'est pas parce que les choses sont difficiles que nous ne faisons rien, c'est parce que nous ne faisons rien qu'elles sont difficiles